L'Ostéochondrose

L'Ostéochondrose

La naissance d’un poulain est un évènement toujours très attendu. On rêve alors de le voir grandir et devenir le compagnon de concours espéré. Seulement, la route vers la réussite est un chemin long et semé d’embuches pour le jeune cheval. Le meilleur moyen de préparer la santé de son futur cheval de compétition ? Lui offrir un environnement parfaitement adapté à ses besoins, et ce, dès la gestation de la jument.

L’ostéochondrose est une maladie articulaire très importante pour les éleveurs et les cavaliers. Elle touche jusqu’à 70% des chevaux de sport et se développe chez les poulains jusqu’à 1 an et demi. Les poulains atteints de cette maladie ne présentent le plus souvent pas de symptôme durant la croissance. Cependant, une fois au travail, le cheval pourra souffrir de boiteries et de gonflements de l’articulation. La forme la plus grave de l’ostéochondrose correspond à la libération d’un fragment de cartilage dans l’articulation, qui peut faire des dégâts très importants lorsque le cheval est à l’exercice. Le seul moyen de soigner cette maladie sera alors d’opérer.

Comment faire pour limiter le développement de l'ostéochondrose ?

L’ostéochondrose est une maladie multifactorielle. Cela signifie que plusieurs facteurs entrent en jeu, tels que la génétique et le logement du poulain. De même, l’alimentation de la poulinière et du poulain est primordiale pour assurer une croissance et un développement optimaux. Il est donc important de :

  • Limiter les carences en minéraux, en particulier en cuivre et en calcium car ce sont des éléments très importants pour la croissance du squelette. Il est alors essentiel de respecter les rapports de minéraux tels que le rapport phosphocalcique (calcium/phosphore) qui doit se situer autour de 2.

Pour cela la gamme Élevage Reverdy a été développée pour combler tous les besoins des juments gestantes et des poulains en croissance. La quantité en minéraux, le rapport phosphocalcique, mais également la quantité de vitamines impliquées dans le développement osseux ont été calculés pour assurer tous les besoins de la jument et du poulain.

  • Limiter les excès de glucides (amidon /sucres). C’est pourquoi il est primordial de privilégier la distribution des fourrages à la poulinière et au poulain.
    Quels sont les aliments riches en glucides ?

    Les céréales sont riches en amidon. Certains traitements technologiques des céréales, tels que le floconnage et le soufflage, améliorent la digestibilité de l’amidon et donc entrainent une augmentation importante de la quantité de sucre dans le sang (la glycémie) après les repas. C’est également le cas des aliments riches en sucres simples, comme la mélasse. Or de nombreuses études scientifiques ont montré qu’une augmentation importante de la glycémie chez les poulinières et les poulains après les repas était très fortement corrélée au développement de la maladie.Nous vous conseillons ainsi de limiter les flocons de céréales et les aliments mélassés, mais également de limiter les apports en amidon par repas à un maximum de 100g/100kg de poids vif, soit 0,5L (0,35kg) de Breeding pour 100kg de poids vif.

La quantité d'amidon par repas est liée au risque d'ostéochondrose.

La quantité d'amidon par repas est liée au risque d'ostéochondrose

  • Limiter les excès d'énergie. Distribuer trop d’énergie aux poulinières peut les rendre obèses : une jument gestante n’a pas besoin de manger pour deux, elle a surtout besoin d’avoir une alimentation parfaitement adaptée aux besoins du futur poulain. De la même manière, distribuer trop d’énergie aux poulains en croissance peut accélérer leur croissance. Mais une croissance trop rapide se fera au détriment de la robustesse du squelette : l’os ne peut pas à la fois grandir et devenir solide. L’obésité de la jument et une croissance trop rapide du poulain sont également associées au développement de l’ostéochondrose. Il faut donc limiter les excès d’énergie, en surveillant l’état corporel de la jument mais également en respectant les recommandations alimentaires.

Offrir à son poulain les meilleures conditions de vie, c’est lui assurer une bonne santé lorsqu’il sera adulte. Et cela passe notamment par une alimentation équilibrée et adaptée dès la gestation de la jument.

Morgane ROBLES, Docteur en Sciences de la Vie et de la Santé.
Cyrille DAVID, Docteur Vétérinaire.
REVERDY Nutrition Équine, Département Recherche & Développement, Juvigny-le-Tertre, France

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